jeudi 8 juillet 2010
Cette 6e semaine fut rempli de découvertes, d’aventures, de surprises, d’émerveillement, de merveilleux défis et… hum… mais qu’elle semaine ne fut pas empreinte de toutes ces belles choses hen!? C’est après avoir vu les animaux de Jurassik Park, du Roi Lion et de Cornemuse réunis tous ensemble, que nous sommes revenu de notre mi-stage, les batteries chargées à bloc pour le camp de jour qui débute en cette 6e semaine!
ELLE EST POUTINeE
D’abord, mardi 29 juin, nous sommes allées cuisiner chez M. Seck, le directeur de notre école hôte. Le directeur de l’autre école M. Koné, nous avait aussi honorés de sa présence. AU MENU : poutine galvaude! Hummm!!! Au Québec, le charme de la poutine réside dans le fait qu’elle est grasse, bonne, succulente, et surtout… facile à faire! Au Sénégal, c’est un tout autre processus; ce fut la poutine la plus longue de l’histoire des poutines à faire mais ce fut, la préparation la plus rocambolesque sur terre…
D’abord, préparons le poulet : cou et pattes de poulet inclus bien sur. Ce n’était pas tout le monde qui voulait se vouer à cette préparation osons le dire. Faire des patates pour une poutine est chose facile, mais pour une vingtaine de personne, c’est plus ardu, surtout quand…
C’est en ce mardi 29 juin que nous avons vécu notre première tempête : rafales de vent, éclairs de chaleur, portes battantes de tous les cotés… Résultat : rues de sables inondées, des portes arrachées, panne de courant et beaucoup d’adrénaline de notre coté! Nous l’avons qualifié de tempête tropicale, eux, de simple averse!
Alors c’est dans la pluie et sans le courant que nous avons concocté une poutine galvaude à la Sénégalaise! Grandement appréciée de tous, la poutine a fait jaser la famille de M. Seck pendant 3 jours. De notre coté, certaines n’ont pas plus s’empêcher de terminer les plats des autres dont Christine, Josianne et Geneviève! Non mais de la poutine, ca reste de la poutine hen! HUM…..!!
CAMPONS DE JOUR
Mercredi, première journée officielle du camp de jour QSF 2010. Nous sommes confrontés à une première réalité; le mercredi, il y a école coranique, le taux de participation fut donc relativement faible. Le jeudi par contre, nous attendait entre 100 et 150 élèves. Ouff! C’est beaucoup d’énergie tout ces petits mousses en soif de plaisir et en quête de stimulation.
Pour les quatre prochaines semaines, nous passerons les mercredis, jeudis et vendredis matin à faire notre planification en vu du camp de jour qui se déroulera à chaque soir de ces mêmes jours. Comme nous partageons le contrat cette année avec deux écoles, le mercredi soir nous serons à l’école Ndiawar Sar, le jeudi à l’école Alioune Babacar Sar et le vendredi en alternance entre les deux écoles.
C’est sur l’air de la chanson officielle de la coupe du monde de la FIFA (Wavin’ Flag) que nous avons composé la chanson du camp de jour QSF 2010. Déjà, on entend les enfants la chanter dans les rues.
Sur l’air du refrain
Les vacances scolaires
Il y a quelques choses dans l’air
On est rassemblé
On va bien s’amuser
On va rigoler
On va partager
Et on va jouer
Oh..Ohh
Ici à St-Louis
On est réuni
On sait d’où l’on vient
Je suis un St-Louisien
Je suis Canadien
On se tient par la main
Et on ira loin
Ohh..Oh..
VISITONS LA FONDATION
Certes, nous savons ce que fait la fondation au Québec, mais connaissons-nous la fondation au Sénégal et plus particulièrement à St-Louis? Vendredi matin, Louise, employée de la fondation, nous a accueillis, nous, ainsi qu’un autre groupe QSF de Québécois à St-Louis, à une petite présentation sur les actions posées par la fondation, concrètement, au Sénégal. D’une part, il est très pertinent de voir et de pouvoir constater les répercussions positives du travail sur le terrain ainsi que leurs visions des choses. D’autre part, il est très intéressant de rencontrer d’autres Québécois volontaires ici. Et comme il faisait beau, nous avons pris une belle photo pour immortaliser le tout!
SOUPER SOUPER
C’est vendredi que nous avons été reçues comme des reines à la demeure de Louise. Toutes ont été enchantées. Que ce soit par la salade de crevettes et cœur de palmier, par la salle de bain où oui oui Laurence on pouvait flusher le papier de toilette, par la coutellerie, la table à manger ou par la patte de mouton au milieu du plat, nous nous sommes évadées un moment, verre à la main, laissant un peu de coté notre quotidien de stagiaires sans frontières…
Ce samedi, c’était le tour de Mireille de nous accueillir chez elle. Une fois de plus, nous avons répété la formule de la sauce à spaghetti. Hum… Encore une fois, ce fut un franc succès! Et ce autant auprès de la famille à Mireille que de nos papilles gustatives! La famille de Mireille nous avait aussi concocté les meilleurs jus sénégalais à notre grand bonheur! Hummm hummm et re-hummm
À noter chères mamans québécoises, que vous avez maintenant de la compétition puisque nous sommes rendus des expertes en matière de sauce à spag!
SATURDAY NIGHT FEVER
Samedi soir… certaines vont se reposer tandis que d’autres vont au bar le Flamingo où il y a un super orchestre. Certaines quittent pour le nord de l’île se faire aller le popotin au Quai des arts (endroit où nous faisons nos cours de danse)…. L’appel de la mosquée retentit, il est temps d’aller se coucher… Ahhh ce qu’il est bon de lâcher son fou!
JOUR DE REPOS
Dimanche : jour libre, personnel et de repos. Certaines vont à la plage, d’autres se reposent, restent avec la famille, font les boutiques tandis que certaines, bout de bois et ficelle à la main, vont à la pêche. C’est le cas de Céline qui a fièrement pêchée sont dîner en ce dimanche matin!
C’est ici que se termine une autre semaine,
Elles se suivent mais ne se ressemblent pas
Elles filent et nous ne les voyons pas
Rapidement on se dira : À bientôt Inch Allah!
jeudi 1 juillet 2010
Cinquième semaine de stage bien remplie!!
Bonjour à tous. Il me fait grandement plaisir de vous écrire aujourd'hui pour vous raconter notre semaine, qui fut, ma foi, très chargée!
Lundi 21 juin.
Débutons comme toute bonne semaine par lundi, soit le 21 juin. Nous avons effectué notre dernier atelier d'aide aux devoirs. C'est avec tristesse que nous avons quitté les classes vides de rires d'enfants, de curiosité dans leur regard et surtout cette soif d'apprendre toujours davantage.
En trois semaines, nous avons constaté une grande amélioration dans le fonctionnement des ateliers. Très vite, les enfants ont intégré la routine et à chaque séance, ils étaient près de plus en plus tôt à commencer l'atelier. Cependant, cette tristesse s'est vite changée en grande excitation, celle de préparer le fameux camp de jour.
Mardi 22 juin.
Rencontre avec les directeurs
Toujours dans le souci de réaliser une véritable coopération avec le partenaire, nous avons rencontré le personnel des deux écoles pour discuter du stage. Un retour sur les ateliers a été fait et tous sont satisfaits de ce que nous avons réussi à faire en peu de temps. La rencontre s’est poursuivie en échangeant sur les différentes attentes de chacun envers le camp de vacances. Le fonctionnement et les limites d'âge ont été déterminés. Afin d'inclure le plus d'enfants possible, et étant donné le grand nombre d'enfants dans les deux écoles respectives, il a été décidé qu'une journée serait consacrée à une école. Puisqu'il y a deux écoles et trois journées dédiés au camp de vacances, l'horaire se présentera comme suit: mercredi, nous serons à l'école Ndiawar Sar, le jeudi à l'école Alioune Babacar Sar et un vendredi sur deux dans chaque établissement. M. Seck a pu témoigner de son expérience de l'année dernière, des enfants en très bas âges qui accompagnaient leurs frères et sœurs et qui empêchaient pleinement la participation des enfants de l'école. Il a donc été convenu de mettre une limite d'âge; les enfants de 6 ans à 14 ans pourront participer au camp. Un avis écrit à été distribué aux enfants indiquant clairement les critères et le fonctionnement du camp pour la période de vacances.
Comme le camp de vacances se veut une continuité aux ateliers d'aide aux devoirs, le volet éducatif restera très présent tout au long des activités. Mais qui dit éducatif ne dit pas forcément ennuyant! L'équipe de stagiaires possède un grand répertoire d'activités éducatives amusantes pour les enfants des différents âges. Les groupes d'enfants seront déterminés par leurs âges afin de créer des activités adéquates à chaque groupe.
Mercredi 23 juin
Ça sent la fête
Une odeur de fête flottait dans l'air à l'école Alioune Babacar Sar, et pour cause, nous nous sommes réunies pour préparer la fête de la Saint-Jean-Baptiste. Les idées fusaient de toutes parts; une présentation de la fête au Québec, des chansons à répondre, des danses en ligne, des tatouages du Québec, des ballons et guirlandes et de la musique québécoises, voilà un scénario qui a permis de faire découvrir la fête nationale aux familles des stagiaires.
Visite de l'Université ….
Plus tard en après-midi nous nous sommes dirigées vers l'Université Gaston Berger de Saint-Louis pour une visite du campus. Entourées de trois guides nous avons découvert une grande et vaste université, où plusieurs « villages », composés de résidences et de jolis jardins, se joignent au campus principal. La visite s'est terminée par une dégustation de jus de bissap. Un grand merci aux guides qui ont pris de leur temps pour cette visite fort intéressante.
Jeudi 24 juin
Toutes fébriles à l'idée de célébrer notre fête nationale en terre sénégalaise, nous nous sommes dirigées à l'école Alioune Babacar Sar, vêtues de bleu et de blanc pour décorer l'école et attendre nos familles.
Il faut l'avouer, nous voulions en faire une fête familiale, mais nous avons vite constaté que ce serait plutôt une fête d'enfants. Car de la musique forte attire les enfants en un rien de temps et ça, partout dans le monde, comme quoi la musique rassemble les gens et abaisse toutes frontières. La musique et les tatouages ont plu tout de suite aux enfants. Une belle présentation de l'historique de la Saint-Jean-Baptiste fut offerte aux familles, aux directeurs et ainsi qu'à Mme Louise Kandé de la Fondation Paul Gérin-Lajoie. C'est avec une certaine émotion que nous avons entonné l'hymne nationale Gens du Pays. La fête s'est poursuivie et nous nous sommes découvert des talents de danseuses et de chanteuses, nous avons excellé dans nos prestations de danses en ligne et chansons à répondre qui furent chaudement applaudies par l'audience. Le tout s'est terminé par de la danse sous les airs de Céline Dion, Jean Leloup, les Colocs, Beau Dommage...
Fidèles à nos traditions québécoises nous sommes allées à la plage accompagnées d'amis sénégalais (les guides de l'université) et de notre chauffeur préféré de la Fondation; Bamba, pour le traditionnel feu de joie. La fête s'est accompagnée de chants et de bons sandwichs aux tomates. Cependant, la fête n'a pas duré très tard car tôt le lendemain nous partions pour la mi-stage.
Mi-Stage
Vendredi 25 juin
C'est à 8h00 le matin que nous nous sommes dirigées, petits yeux encore fatigués, moustiquaires à la main, sacs sur le dos, vers l'école afin de partir à Mbour, ville au sud de Dakar, où se fera notre mi-stage. Nous serons logées dans une grande villa. Réunies ensemble pour une période de quatre jours, nous étions prêtes à nous détendre, à faire notre bilan de mi-parcours, à s'amuser, danser et manger notre propre menu.
Arrivées à la villa en après-midi, nous nous sommes empressées d'aller dans un grand super-marché de touristes pour faire les emplettes de la fin de semaine. Tel de petits enfants dans une boutique de confiseries, nous dévalions les allées incapables de choisir tant le choix se présentait à nous. Par chance et grâce à l'expérience de notre accompagnatrice, nous devions nous conformer à la liste d'épicerie.
Samedi 26 juin
Journée consacrée aux activités de mi-stage. Sélection de photos pour l'activité de sensibilisation du retour, bilan de mi-parcours et le tout entrecoupé de pauses pour se vaquer à nos occupations personnelles. Car avec la chaleur intense de la ville (nos familles d'accueil nous avaient prévenues), nous en avons profité pour dormir, lire, écouter de la musique et au risque de me répéter; dormir.
Au niveau de nos activités de stage, un très bel arbre des apprentissages fut créé. On pouvait y voir les succès et les défis de chacune. Il était intéressant de voir que plusieurs thématiques revenaient, comme quoi nous vivons sensiblement les mêmes choses et que nous pouvons nous entraider.
Le soir, nous sommes allées manger dans un restaurant. Le plaisir se lisait sur toutes les lèvres, certaines ont étanché leur soif raisonnablement, nous avons mangé ce que nous voulions… sauf Marie-Christine! Désolée, le hamburger sera pour une prochaine fois! Nous avons eu droit à quelques blagues du propriétaire français qui s'est vite entiché de nous et à une démonstration de kung-fu. Un très beau et bon moment passé tout ensemble.
Dimanche 27 juin
Jour de repos!
Chacune était libre de faire ses occupations personnelles. Sarah et Laurence sont restées se reposer à la villa tandis que le reste du groupe est allé à la plage de la commune de Saly (zone très touristique où les hôtels et auberges longent la plage). L'eau était très rafraichissante et Marie-Christine et Christine en ont profité au maximum. L'après-midi s'est terminé par un match amical de football pour Marie-Christine et une petite séance de magasinage pour les autres. Le soir, l'heure était à la fête. Question de lâcher notre fou entre nous, nous nous sommes improvisées DJ et avons dansé toute la soirée! Que de plaisir nous avons eu!
Lundi 28 juin
Pour la dernière journée de mi-stage nous sommes allées à la Réserve de Bandia, une belle surprise que Geneviève nous avait préparée. À notre plus grand plaisir, nous avons vu des girafes, des phacochères, des zèbres, des rhinocéros, des singes, des caïmans... et des lions … non! Désolée, je me suis cru un instant dans le Roi Lion! Le retour à Saint-Louis s'est bien passé, par contre nous devons encore nous habituer au mode de conduite sénégalais. Nous avons été accueillies en grande pompe. Déjà nos familles « avaient notre nostalgie » (pour employer leur propre expression) et je dois dire que c'était réciproque de notre côté. Nous appréhendons le départ final, ce sera très dur sur les émotions, mais encore là c'est dans un mois, n'y pensons pas maintenant!
Christine
mercredi 23 juin 2010
Résumé de la quatrième semaine
Résumé de la quatrième semaine
Bonjour à tous nos fidèles lecteurs et lectrices,
Après quelques semaines d’adaptations et aussi de réorientation de notre stage, nous avons passé une semaine un peu plus routinière. Cette semaine, nos journées de travail se résumaient à la planification de l’aide aux devoirs en matinée pour pouvoir répondre aux attentes des cours du soir. Les jeunes sont encore motivés et assistent en grande majorité aux cours organisés par nous, les stagiaires. Les désagréments dus à la réparation du pont ne causent pas de problèmes majeurs pour le nombre de participants.
Lundi 14 juin et mercredi 16 juin
En soirée, tout le groupe s’est réuni pour faire une rétroaction sur l’aide aux devoirs. C’est notre routine du lundi et mercredi soir. Cela nous permet d'améliorer nos interventions.
Mardi 15 juin
Pour faire changement des repas sénégalais, la majorité des filles ont profité de leur pause (de 12h à 15h) en allant à une boulangerie manger une petite pâtisserie tout en discutant et en se changeant les idées. Cet endroit est un vrai oasis de paix. Il y a une belle cour intérieure qui est très bien aménagée et décorée. Ce fut un moment très ressourçant. Puis, les filles se sont bien régalées en allant manger une fataya et une pointe de pizza dans un restaurant de la ville.
Jeudi 17 juin
Le directeur de l’école Alioune Babacar Sarr nous a préparé une visite de deux écoles du continent (Sor). Ceci dans le but de nous faire prendre conscience des différentes réalités dans les écoles de St-Louis. Les écoles se prénommaient Pikine Tank et Pikine. Dans cette dernière, il y avait entre 800 et 900 élèves qui sont répartis en 6 niveaux scolaires. Cela entraîne donc une très grande gestion des effectifs. Le directeur doit ainsi créer des horaires permettant un enseignement facilitant les apprentissages. Imaginez des classes de 70 personnes quand il fait 30 degré Celsius dans les locaux. Notre visite nous a fait découvrir deux écoles typiques du Sénégal où il y a trop d'élèves dans les classes aux yeux des toubabs (touristes blancs). Toutes les filles du groupe sont tombées en amour avec Pikine. Cette école a la particularité aussi d’être avant-gardiste puisque l'écologie y est une chose bien présente. Nous y retrouvons plein d’objets recyclés. Tel que des roues de voiture qui servent de bancs. C'est admirable de voir que des actions comme celles-ci sont posées.
Vendredi 18 juin
Pour cette réunion hebdomadaire, nous avons fait changement en allant à la piscine pour nous rafraîchir. Nous avons bien apprécié cette activité et nous aimons beaucoup nous retrouver ensemble. Ensuite, nous sommes allées au village des artisans où plusieurs d'entre nous, avons fait de bons achats. Puis comme à tous les vendredis, nous avons eu notre cours de danse et nous y avons perfectionné la danse « le coucou » et appris le «Guana». Cette dernière est la danse de l'été au Sénégal. Tous les sénégalais la connaissent.
Samedi 19 juin
Souper québécois! Au menu, il y avait du spaghetti. Délicieux est le mot qui résume très bien ce repas. Nous nous sommes bien régalées. Même la famille de Geneviève et de Vitou ont semblé apprécié les pâtes québécoises. De plus, la famille avait préparé des fatayas et il y avait même du gâteau étant donné que c'était la fête de Marianne, la sœur de Geneviève et de Monsieur Rawane Ndiaye dit André Lefebvre. Nous avons ensuite assisté à un spectacle de musique. Le groupe de Mama Sadio a fait une excellente prestation. Il y avait une très bonne danseuse et un homme dans la foule s'est amusé à danser. Il nous a fait bien rire avec ses mouvements plus que farfelus. Nous avons même eu des sueurs froides en regardant notre professeur de danse jouer avec le feu. Puis nous sommes sorties en boîte pour la première fois. Houlala!!! Nous avons eu chaud dans le bar.
Dimanche 20 juin
Ce dimanche se résume en une journée de repos et de tâches ménagères. De plus, nous avons eu un petit sac de beignets fait par Mireille et sa famille. Un vrai délice! Mireille est la « cook» du groupe.
Laurence Vallée
mercredi 16 juin 2010
semaine 3
Chers lecteurs
Voici un résumé de notre troisième semaine de stage à Saint-Louis .
Routine de travail
Nous pouvons maintenant dire que la routine s’installe tranquillement. Nous venons de vivre notre première semaine complète de travail auprès des élèves. Tous les matins, nous nous réunissons donc toutes dans la bibliothèque de Alioune Babacar Sarr pour préparer les ateliers d’aide aux devoirs que nous animons le soir de 16h à 18h et le samedi matin. C’est ici que nous observons la richesse de la diversité de nos connaissances et de nos expériences qui se complètent parfaitement. Nous commençons à connaitre nos élèves, à identifier leurs difficultés afin de tenter de répondre à leurs besoins de manière la plus adéquate possible. La langue maternelle des enfants est le Wolof, dans la rue comme à la maison très rare sont ceux qui utilisent la langue française pour communiquer. Ceci leur pose beaucoup de problèmes lorsqu’il est question de suivre le programme scolaire français qui n’est pas toujours adapté à leurs capacités. Dans une seule classe sont regroupés des élèves ayant un écart de niveau très élevé, certains élèves de CM1 ( 5 ème primaire ) ne savent ni lire , ni écrire , ni parler le français alors que d’autrjavascript:void(0)es n’éprouvent aucune difficulté à réaliser ces tâches . Face à cette réalité, nous avons pour défi de trouver des ateliers rejoignant au maximum la majorité des élèves. Les trois stagiaire étant impliquées à l’école Ndjawar Sar ont réglé ce problème en fonctionnant de cette manière : un jour sur deux , elles travaillent avec le groupe au complet et le lendemain avec uniquement les élèves qui présentent plus de difficultés . Cette démarche est utilisée avec les 3 classes qui leur sont attitrées .
Malgré leurs difficultés, les enfants démontrent énormément de motivation à participer à nos ateliers, ils aiment venir à l’école et participent activement , ils font preuve de persévérance et de discipline et nous offrent sans relâche des sourires et de la bonne humeur à répétition .
Transmission de poubelles
Mercredi, nous avons eu l’occasion de participer à la cérémonie de transmission de poubelles.
Un grand pas pour la communauté de Saint-Louis qui jusqu’à présent ne bénéficiait pas de services de récupération de déchet. C’est le bord du fleuve qui sert de dépotoir.
C’est sur une base volontaire, que certaines familles ont décidé de devenir plus écologique et de faire davantage d’efforts pour garder leur ville la plus propre possible. Une cérémonie à été donnée à l’école Alioune Babacar Sarr, chaque famille a été invitée à prendre possession de sa poubelle sous les applaudissements de la foule. Nous attendons maintenant que des ‘’ containers ‘’ soient mis en place un peu partout dans la ville pour pouvoir y récolter le contenu de chaque poubelle familiale.
Déparasitage
Mardi, les stagiaires de l’école Alioune Babacar Sarr ont assisté le directeur Mr Seck dans la distribution de pilules contre les vers. En passant dans chaque classe, Laurence distribue les pilules tandis que Emilie , geneviève, Josianne, Sarah et M-C prennent en charge la distribution de l’eau et l’animation des classes. Un petit atelier de sensibilisation sur le lavage des mains à été offert aux enfants, le tout animé à l’aide d’une petite chanson entrainante que les enfants chantent avec entrain :
(Sous l’air de frère Jacques)
Fais couler l’eau (2x)
Est elle propre ? (2x)
Du savon dans tes mains (2x)
Fais mousser comme c’est bien (2x)
Frotte , frotte, frotte (2x)
Tournoi de football à Ndjawar Sar
Jeudi , Pendant que nos danseuses apprenties s’entrainent au Quai des Arts dans le quartier Nord , Christine et Céline sont présente au Tournoi de football de l’école Ndjawar Sar où l’équipe de CM2 affronte une équipe d’anciens élèves. C’est dans la cours de l’école que sont regroupés des élèves spectateurs autour d’un terrain de foot improvisé. De nombreux élèves semblent appréciés notre présence et plusieurs d’entre eux nous remercient d’assister à leur match. Christine se voit offrir l’honneur d’envoyer le coup d’envois du match final !
Suite à ce match , les 3 équipes finalistes se voient offrir des prix, principalement des livres, des cahiers de cours , des crayons et une petite somme d’argent . C’est avec honneur que Christine et Céline remettent ces prix aux joueurs .
Cours de danse
Pendant ce temps, les autres stagiaires dépensent leur énergie sous le soleil en perfectionnant la danse du Coucou selon leur dire la chorégraphie avance de bon train et elles seront prête pour leur prestation de fin de stage à la fête d’adieu . Etant donné que ces danseuses font preuve de persévérance et de talent , les prochains cours de danses seront consacrés à l’apprentissage de la danse plus populaire incluant le ‘’Guana ‘’ qui est dansé par toute la population de Saint-louis , Garçons comme filles , en partant du plus jeune de la famille jusqu’aux grands parents .
Souper québécois
Cette semaine, c’est la famille d’accueil de Céline qui nous a accueillie. Au menu : pâté chinois.
Alors que Émilie et Céline affrontent le marché de viande accompagnées de la tante de Céline pour y acheter les 4 kilos de viande et les pommes de terres nécessaires à la préparation du repas , M-C, Geneviève et Josianne s’occupent de l’achat des autres ingrédients . Nous avons passé près de 3 heures à hacher la viande à l’aide d’une petite machine manuelle. Toute une aventure. La préparation du repas et sa dégustation s’est par la suite très bien déroulée.
Tous les membres de la famille (une quinzaine de personnes) semblent avoir apprécié la soirée autant que les stagiaires encore une fois très heureuse de retrouver le Québec dans leur assiette, notamment Josianne, qui a eu beaucoup de difficulté à se séparer de ce plat délicieux. Le grand-père de la famille a décidé de partager les restes du repas avec le voisinage afin de leur permettre de gouter à notre menu.
[Texte écrit par Céline]